ouarzazate
il fait encore nuit
j'attends un chauffeur
le froid est si vif que je me réfugie dans l'hôtel
sur le bureau de la conciergerie, un vase
je vois ces fleurs, liées, coupées
coupées de la terre
coupées de la vie
je pense à elle
sa peur de qui j'étais m' avait donné la peur de qui je suis
je m'étais enfermée en moi, coupée
partir c'est parfois aimer
aimer plus que tout
aimer pour que chacun puisse prendre ses racines
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